12 mars 2008
La petite robe noire

Quand je l’ai
aperçue Boulevard St Germain en ce début de soirée, j’ai aussitôt pensé à cette
chanson des années 70, Lady In Black.
Car elle était toute en noir. Rien à voir avec le noir des gothiques ou celui
des bobos japonisants, non, elle c’était le noir tout simple.
De taille moyenne,
et très mince, elle avait les cheveux noirs au carré, portait une petite robe
noire à mi cuisse, des collants noirs, et des Repetto noires. Rien de triste,
au contraire, elle avait l’air fraîche et joyeuse. C’est ce qui m’a plu en
elle.
Je m’approche
d’elle, et entame la conversation, ce qui est toujours facile dans une
librairie. Elle répond spontanément, et nous voilà à comparer nos impressions
sur les livres qui se trouvent devant nous.
Nous voilà chacun
hésitant entre deux. Je suggère alors qu’elle en prenne l’un et moi l’autre, et
nous échangerons après. Elle trouve l’idée sympa, mais précise que nous ne nous
connaissons pas. Je rétorque que c’est justement l’occasion de faire
connaissance. Elle accepte, et après avoir payé nos livres, nous voilà attablés
au célèbre café voisin.
Nous parlons de
livres, puis d’autres sujets, et aussi de nous. Quand je lui déclare que je la
trouve charmante, elle prend un air faussement gêné et change de sujet. Elle
n’est ce qu’on appelle une beauté pure, mais elle est jolie, enjouée,
spontanée, avec des yeux vifs, des gestes élégants, il émane d’elle à la fois
de la douceur et une certaine sensualité animale, elle respire la vie, bref,
elle est ravissante. Il fait beau, je lui propose une promenade sur les quais.
Elle dit tout de suite oui.
En marchant rue
Bonaparte, je me rapproche parfois d’elle, qui ne s’éloigne pas, au contraire
c’est parfois elle qui fait de même. Nous nous arrêtons devant une vitrine. Je
pose de façon faussement machinale une main très légère au bas de son dos, vers
la hanche, au tout début de la cambrure. Elle fait mine de rien, mais se tourne
légèrement vers moi pour me montrer un objet dans la vitrine, sa poitrine
effleure la mienne. Il y un instant de flottement, et nous repartons.
Une autre vitrine
d’antiquaire nous arrête un peu plus loin. Cette fois-ci, je me place presque
derrière elle, et la prend par les hanches. Tout en continuant à parler de ce
qu’il y a dans la vitrine, elle bascule un peu sa tête en arrière. Le message
est clair. Je me penche, et l’embrasse doucement, tendrement, lentement dans le
cou. Elle lève un bras et pose légèrement sa main contre ma tête, comme pour
retenir mon baiser encore et encore. Mes bras l’enserrent, je caresse maintenant
le devant de son corps, en m’arrêtant sous la poitrine et au dessus de son
pubis.
Elle se retourne,
je la plaque contre la vitre, glisse une jambe entre les siennes, attrape ses
fesses à pleines mains, et m’empare de sa bouche. Je glisse ma langue entre ses
lèvres, mais sans rentrer dans sa bouche immédiatement, je la fais ainsi aller
et venir comme si c’était à l’entrée de son sexe, je tourne la tête et les
lèche comme si c’était ses autres lèvres, en les mordillant parfois très
légèrement. Puis je rentre enfin ma langue dans sa bouche, le remplissant en
rencontrant la sienne, je sors et rentre, là encore comme si c’était son sexe,
nos langues s’entortillent comme deux escargots qui copulent, je salive
intensément, que le baiser soit chaud, mouillé, intensément sexuel. Ce n’est
plus de la salive, c’est de la bave, du foutre, de la mouille. C’est presque
déjà jouissance.
Je vois arriver un
taxi, je lui fais signe. Nous montons dedans, elle donne son adresse. Nous
sommes très sagement assis côte à côte, en apparence. Ma main s’est faufilée
sous sa robe, je remonte en caressant l’intérieur de ses cuisses, de plus en
plus haut, mais en m’arrêtant à son aine. Elle a la tête tournée contre la
vitre, la main contre sa bouche comme si elle rêvassait, mais de temps en temps
elle mord ses doigts.
Quand mes doigts
se posent enfin entre ses cuisses, découvrant à travers le collant et sa
culotte les délicieux reliefs de son sexe, à la manière d’un aveugle, en
concentrant toute mes sensations dans la pointe de mes doigts, elle frissonne.
Même avec les deux épaisseurs de textile, je sens à quel point elle est
mouillée.
Nous nous
expulsons du taxi à la vitesse de l’éclair, et nous précipitons dans
l’immeuble. Elle habite en rez de chaussée. Pendant qu’elle ouvre sa serrure,
je trousse sa robe et pelote ses fesses.
Sitôt à
l’intérieur, nos bouches se dévorent encore, puis elle se baisse et dégrafe ma
braguette frénétiquement. Elle fait jaillir ma queue, et se jette dessus. Elle
gobe avec avidité, presque à s’en étouffer, elle suce et suce, comme si sa vie
en dépendait.
J’avise une table
à manger dans la pièce principale, je la relève, la prends par le bras et
l’amène à la table. Je relève sa robe et la bascule en arrière sur la table. Je
sors un préservatif, le déchire avec les dents, et m’en enrobe la queue. Puis
j’écarte grand ses cuisses, déchire son collant, et écarte sa culotte. Je
rentre en elle d’un gros coup, elle pousse un cri. Je relève une de ses jambes
que je tiens, et je la pistonne sans ménagement. Je la baise et elle adore ça.
Je me retire, la
retourne, la voilà maintenant penchée sur la table. Je la prends par les
hanches, et la ramone ainsi, tout aussi bestialement.
Je jouis au fond
d’elle, comme pour la transpercer, et je reste ainsi un moment, immobile, en constatant qu’elle a toujours sur elle sa petite robe noire.
Commentaires
La rue, kiosque à journaux, les librairies
des endroits anodins et simples de la vie
qui ont l'art de tourner en moments érotiques
sous ta plume, tes doigts, heu.. ta bite ?
Préliminaire des mots et des regards
caresses, baisers laissant hagards
Douceur dans la violence des corps
Je continue de commenter "encore"
Il y a des moments comme ça ... sublime, du début à la fin, à se souhaiter très vite, bah une petite robe noir.
Quelle coincidence..!!
pour cette robe noire...sourire, c'est celle que je porte aujourd'hui..
Mais enfin, je me serai rapellé de tout quand meme..
Ps: merci pour le détail du baiser...sourire..
Va acheter des livres à côté du Flore ;o)
ici
il y a du style...
Ton commentaire trés coquin sur notre blog nous a un petit peu excités...On imagine trés bien la scéne ou ma femme te suçe pour te faire bander et préparer ta queue pour me prendre...
En tous cas on reviendra sur ton blog pour te lire davantage et voir les délicieuses photos que tu présentes...
Si tu veux on te rajoute dans nos liens,ça nous ferait plaisir!!!
Bises trés coquines et à bientôt
Eh bien, eh bien, vous vous faites désirer mon ami, auriez-vous disparu ?
Tres bien ecrit
J'ai beaucoup aime les details du baiser, de l'approche indecise. Il y a une veritable ambiance dans ce texte. Je reviendrai.
Tiens vous avez disparu...j'espère toutefois que cette absence n'est pas dû à un problème quelconque mais plutôt à un bonheur et une activité débordants
Merci de votre souci, mais c'est simplement que je suis très pris en ce moment, et n'ai absolument pas le temps d'écrire un peu.
A bientôt.
réponse à sensualis
Bientôt, bientôt...cela va faire plus d'un mois mine de rien...
Merci de votre souci, mais justement, j'ai plein de choses à raconter.
A très bientôt, avant le week end, promis.
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