27 février 2008
Billet doux
Une fois de plus,
ce n’est pas le genre de fille qui attire l’œil à priori, à part peut-être le
rouge flamboyant de ses cheveux courts. Presque de ma taille, un peu large
d’épaules, elle fait un peu virile de dos, avec de belles fesses musclées, mais
de face sa poitrine haute et pointue dissipe tout malentendu.
Elle est vendeuse
dans une librairie. Sa féminité n’est pas spécialement mise en valeur par son
jean moulant, son pull ras du cou, et ses bottes. Pourtant, dès que je
m’approche d’elle, je perçois une aura de sexe. Elle a du sentir la même chose,
car dès le premier regard qu’elle me jette, il se passe quelque chose, un
appel, un désir, quasi animal.
Nous parlons
ensemble, de livres, mais c’est un tout autre dialogue qui a lieu en filigrane,
un festival de non dits à caractère sexuel, qui établit rapidement une certaine
complicité entre nous.
C’est tout
naturellement que je lui demande à quelle heure elle termine. Sans manifester
la moindre surprise, elle me répond, en précisant qu’elle habite tout près. Je lui
propose de venir la chercher pour prendre un verre. Elle accepte, en me
demandant de l’attendre sur le trottoir d’en face, par discrétion.
En la regardant
traverser pour venir vers moi, je ne peux m’empêcher d’être séduit par sa
démarche souple et fluide. Je lui suggère un café proche, elle me répond
qu’elle préfère aller chez elle, en précisant que ce sera moins cher et plus
sympa. Surpris mais ravi par sa franchise et sa simplicité, me voilà cheminant
avec elle.
Comme tous les
hommes dans cette situation, je regarde ses fesses devant moi dans l’escalier,
avec de très lubriques pensées, mais je me dis aussi que ce genre de fille peut
aussi lancer une telle invitation sans la moindre arrière pensée.
Elle habite un
tout petit studio, que dis-je, une bonbonnière sous les combles, avec un grand
lit posé par terre qui fait aussi office de canapé. A l’arrivée, elle enlève
ses bottes, en me précisant que chez elle on enlève ses chaussures en rentrant.
Je m’exécute, en
lui demandant si c’est tout ce qu’il faut enlever. Elle me sourit, et me tend
une bouteille de vin avec un tire bouchon. Pendant que je la débouche, elle
dégrafe son jean, l’enlève, fait de même avec son pull. Elle n’est plus vêtue
maintenant que d’une légère culotte et un soutien gorge, blanc tous les deux.
Elle me précise tout naturellement qu’elle est plus à l’aise comme ça, et que
c’est ce qu’elle fait tous les soirs en rentrant, que si je veux faire de même,
pas de souci.
Je me déshabille,
et me voilà en slip. Je nous sers deux verres, lui en tend un, et prends
l’autre. Quand elle fait le geste de trinquer, je l’arrête, m’approche d’elle
et, sans la toucher, l’embrasse à pleine bouche. Elle répond au baiser, sans
lâcher son verre.
Nous buvons, et
quand elle se penche pour poser son verre sur la table basse, qui du coup est
assez haute, je passe une main derrière elle pour dégrafer son soutien-gorge.
Elle me demande pourquoi je fais ça, je lui réponds que c’est pour voir ses
seins, elle trouve que c’est une bonne raison et me demande comment je les
trouve.
Je glisse une main
sous son bras, et en prends un dans ma main, de façon faussement nonchalante.
Je le fais rouler dans ma paume, le soupèse, pince très doucement le téton
entre le pouce et l’index, et lui déclare que je les trouve superbes.
Elle bascule sur
moi, et nos bouches se dégustent avec gourmandise tandis que je lui pelote
l’autre sein.
Elle pose sa main
sur mon slip, sent ma queue qui bande, et la palpe à travers le tissu. Je lui
rends la politesse et découvre le contour de son sexe à travers sa fine
culotte.
D’un même
mouvement, je rentre ma main dans sa culotte tandis qu’elle sort ma queue du
slip. Je sens sa toison, puis mon doigt rentre en elle. A cet instant, elle
pousse un râle et serre ma queue plus fort dans sa main une seconde, avant de
la faire aller et venir au rythme de mon doigt entre ses cuisses.
Je la bascule en
arrière et me penche pour lui enlever sa culotte, tandis qu’elle ôte mon slip.
J’écarte ses cuisses, passe ma tête entre elles, et commence à la lécher. Au
même moment, je sens sa bouche qui enveloppe ma queue.
Son sexe est
onctueux, sa bouche est amoureuse de ma queue, je n’ai envie de rien d’autre
que ça, là, tout de suite.
A un moment, je la
tiens par les fesses tandis que ses hanches tremblent au rythme de sa
jouissance, et j’éjacule dans sa bouche, à grandes giclées brûlantes.
Nous reprenons un
verre de vin, en nous caressant, avec cette complicité unique qui lie ceux qui
viennent de jouir ensemble.
Plus tard dans la
soirée, après avoir investi tous ses orifices, je lui demande si elle est
toujours aussi peu farouche avec ses clients.
Elle sourit, en
m’avouant qu’elle n’est que la soeur du libraire, et qu’elle est venue trois
jours ici, juste pour le remplacer, car il avait un besoin urgent de s’absenter.
Elle habite à
trois heures de route d’ici, avec un mari et deux jeunes enfants.
Je lui demande si
elle a souvent ce genre de pulsion, elle m’avoue que c’est la première fois,
qu’elle ne sait pas ce qui lui a pris, que c’est sa timidité en fait qui lui
donnait cette apparence de décontraction, mais qu’elle n’en revient pas de s’être
laissé aller. Et rajoute que jamais elle n'a eu autant de plaisir que ce soir.
Quelques minutes
plus tard, elle est train de me sucer pendant que, muni d’un crayon et une
feuille de papier, je lui écris un poème sous l’influence du plaisir qu’elle me
donne.
Je sais qu'elle va garder ce petit papier plié dans un coin de son coeur, et qu'à chaque fois qu'elle le relira, elle repensera à tout ce plaisir.
Commentaires
Ce n'est pas ordix que tu devrais poster
mais éphémère moment de sensualité
Prévenant, joueur en restant charmant
écrire un tendre billet, c'est si galant
Elle a su percevoir en un regard
Ton aura qui n'est pas si noire
Elle ne s'est pas trompée, a pris du plaisir
Quand elle pensera à toi, naîtra un sourire
écrire pendant que.......heu .......
c'est possible, çà ?
Bien sur, chère amie, c'est aussi un acte d'amour en retour.
possible!
"...La vie créatrice est si près de la vie sexuelle, de ses souffrances, de ses voluptés, qu'il n'y faut voir que deux formes d'un seul et même besoin, d'une seule et même jouissance. "
Rainer Maria RILKE (Lettres à un jeune poète)
Cette phrase accueille mes visiteurs...Je suis tout à fait convaincue qu'écrire ainsi est possible et est même un plaisir redoublé.
Arthi
On dit bien...
que " l'habit ne fait pas le moine..!!" sourire..
Qu'elle pulsion...
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