21 février 2008
Le vice versa

Alors qu’elle a
déjà un enfant majeur, Lola est toujours vierge du verso.
Elle me fait cet
aveu un jour, au cours d’une conversation amicale.
L’idée l’a souvent
effleurée, mais aucun de ses amants ni son mari n’a jamais tenté d’explorer
cette voie. Ah si, une fois, mais ce fut compliqué et douloureux, et il a
rapidement renoncé.
Alors, elle n’y a
presque plus pensé.
Quand je lui avoue
que c’est une pratique dont je suis friand, et que pratiquement toutes les
femmes que j’ai connues ont apprécié, sa curiosité se réveille.
Elle me dit que ça
fait mal. Je lui affirme que non. Tout est question de décontraction. Je lui
demande de serrer fortement les lèvres, puis de tenter de se mettre un doigt
dans la bouche. C’est douloureux. Je lui demande maintenant de passer sa langue
sur ses lèvres pour bien les humidifier, de les laisser très molles. Le doigt
rentre tout seul. L’exemple est concluant.
Elle s’interroge,
me questionne, et de fil en aiguille nous en venons à poser la chose très
concrètement.
En un mot, comme
en cent, elle a envie que je l’encule.
Le terme en
lui-même est connoté. Il sonne vulgaire, sale, insultant, alors qu’il ne s’agit
que d’un délice.
Le grand humoriste
Lenny Bruce disait d’ailleurs qu’il est aberrant de dire à quelqu’un que l’on n’aime
pas d’aller se faire enculer, parce que c’est quand même très bon, et que si on
n’aime pas quelqu’un on devrait plutôt lui souhaiter de ne pas aller se faire
enculer.
De la même façon
qu’elle prendrait rendez-vous avec un chirurgien pour une intervention, elle
convient avec moi d’un rendez-vous pour perdre son pucelage anal.
Ca aura lieu dans
un hôtel, qui fera office de clinique de l’enculade.
Déjà le mot qui la
choquait au départ l’excite maintenant. La veille, elle me confie au téléphone
qu’elle est très émue en sachant que demain elle va se faire enculer. Elle fait
rouler le mot en bouche.
Je la retrouve à
l’hôtel, où je lui avais demandé de prendre une chambre au nom de Gomorrhe. Ca
m’avait amusé, et elle aussi. Surtout quand j’ai plaint ce pauvre Millau.
Nous prenons le
temps de déboucher une bouteille de champagne, et de boire tranquillement en
flirtant. Bien qu’amis de longue date, nous n’avons jamais été amants à ce
jour, et je découvre avec plaisir le goût de ses baisers, la rondeur de ses seins,
le creux de ses hanches, le soyeux de ses cuisses.
Elle porte un
chemisier, entr’ouvert sur sa belle poitrine lourde, une jupe midi, et des Dim
Up. Je découvre qu’elle n’a pas mis de culotte pour l’occasion. Sous sa jupe,
mes doigts découvrent avec émerveillement un sexe chaud et humide.
Toujours très
pratique, elle me précise qu’elle a fait une toilette approfondie avant de
venir, au moyen d’une poire à lavement. Elle se réjouit de me dire que son
petit trou est tout propre et tout prêt.
Je la mets intégralement
nue, en la comblant de caresses et baisers, tout en faisant de même. Je
m’allonge entre ses cuisses et entreprends de déguster son sexe, ivre de désir.
Il est goûteux, curieux, amoureux, onctueux.
Quand je me
redresse, elle regarde ma queue qui bande, la trouve grosse en songeant qu’elle
va se la prendre dans les fesses.
Je la retourne. La
voilà couchée sur le ventre, sa croupe offerte au ciel, ou plus précisément à
mes caresses.
Je palpe, flatte,
admire sa croupe. Je fais rouler une fesse dans chaque main, en mouvements
circulaires. Dans ces mouvements, son sexe s’ouvre de plus en plus, j’entends
le clapotis de son désirs. Je les écarte davantage, et considère son œillet.
Je dépose une
noisette de gel lubrifiant dessus, l’étale bien, et peu à peu j’introduis un
doigt dedans, avec une facilité déconcertante. Quand le doigt coulisse
aisément, je rajoute un peu de gel, et introduis maintenant un deuxième doigt.
Je lui travaille le petit trou avec application. Elle ronronne. Ce sont
maintenant trois doigts bien serrés qui vont et viennent entre ses fesses. Je
la sens prête.
Je viens me placer
près de son visage, la prend par les cheveux, et elle me suce goulûment. Sa
bouche est délicieuse, je me régale.
Après m’être
encapuchonné de latex, je me replace entre ses cuisses, écarte ses fesses, pose
mon gland à l’orée de son cul, et reste quelques secondes sans bouger, qu’elle
intègre la chose. Puis d’une main j’écarte davantage ses fesses entre le pouce
et l’index, de l’autre main je fais rentrer ma queue en elle, tout doucement,
avec une pause à chaque millimètre, ou presque.
La moitié de ma
queue est maintenant dans son cul. Elle ne ressent pratiquement pas de douleur,
l’excitation prend le dessus. Quand je suis entièrement rentré, je fais une
longue pause, pour bien savourer l’instant. Elle me dit qu’elle se sent
littéralement comblée.
Je me retire
partiellement, mais sans sortir, je sais que c’est douloureux à ce moment, puis
je replonge dans son cul, plus dur, plus profond, plus intense.
Pendant un long moment, je me délecte ainsi de sa
croupe. Par moments, je coulisse tendrement, à d’autres moments, je la pistonne
puissamment.
Je jouis au plus
profond de ses reins, puis me retire, et fais couler le contenu du préservatif
sur ses fesses. Je les caresse avec jusqu’à ce qu’il sèche.
Elle avoue qu’elle
a adoré ça, que si elle avait su, elle l’aurait fait bien avant.
Je lui réponds que
comme beaucoup d’autres choses, c’est juste question de personne et de moment.
Nous nous sommes
revus plusieurs fois ensuite, de façon purement amicale. Elle m’a avoué un jour
qu’elle avait pris un amant régulier, qui s’occupait parfois de son petit trou,
mais qu’elle gardait toujours dans un coin de sa mémoire le souvenir de cette
initiation.
J’ai songé avec
émotion que pour elle, je serais à jamais le poinçonneur de Lola.
Commentaires
Le premier reste toujours gravé
que ce soit un geste, un baiser
J'ai pris beaucoup de plaisir
à lire ce texte au sujet sensible
Merci;-)
En ce petit orifice,
Tout n'est que délice,
Il éveille les peurs,
Mais on y trouve le bonheur.
Tu l'aimes, tu l'adores,
Et je te dis "encore!"
Sans aucune vulgarité, vous peignez cet instant avec beaucoup de sensualité et de chaleur. J'ai beaucoup aimé!
Chimeres a raison, c'est décrit de façon pas vulgaire, mais un peu trop technique à mon goût, un peu trop froid
pour ma part, j'ai été initiée de ce côté là -si je puis dire - dans le feu de l'action - si je puis dire aussi -
c'est vrai que c'est bon, c'est aussi bon devant que derrière quand on est pleine de désir(s) comme je le suis quand je le suis,
le seul truc, c'est "après"
pourquoi personne n'en parle jamais ?
Tres excitant...
Et la conclusion tres drole ! Vous avez un vrai talent.
Poster un commentaire
Rétroliens
URL pour faire un rétrolien vers ce message :
http://www.canalblog.com/cf/fe/tb/?bid=179585&pid=8042708
Liens vers des weblogs qui référencent ce message :